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Appel à contribution : « Vivre et travailler avec les robots : l’épreuve du terrain » – revue Réseaux

Publié le 

29 avril 2019

 par 

Mme Camille THOMAS

La revue Réseaux lance un appel à intentions de contribution pour un numéro thématique : « Vivre et travailler avec les robots : l’épreuve du terrain », coordonné par Philippe Le Guern.

Les propositions d’articles d’une page doivent présenter de façon précise le terrain étudié et être transmises pour le 6 mai à Aurélie Bur (aurelie.bur@enpc.fr).

La question des robots nous invite à rediscuter notre conception de la sociabilité, des relations interhumaines et des interactions avec notre environnement. Dans ce domaine, la réflexion est souvent orientée vers la prospective et la spéculation. Ce numéro de Réseaux propose, au contraire, de donner une visibilité au retour d’expérience ou aux observations empiriques : que se passe-t-il concrètement sur le plan de nos relations avec ces machines dans notre quotidien et au travail ?

  • Qu’en est-il des fonctions de ces machines ? Quelles sont les tâches qu’elles accomplissent ? Sont-elles simplement vouées à des tâches physiques – laborieuses et répétitives ? Par ailleurs, qu’en est-il de l’aspect (humanoïde, animat, etc.) et de la matérialité des robots (algorithme, capteur, actionneur, etc.) ? Quelles sont les manifestations de l’anthropomorphisme et de naturalisation liées à leur conception et à leur usage ?
  • Comment les robots collaborent-ils avec des humains et inversement ? Dans quelle mesure modifient-ils la hiérarchie des compétences et la reconnaissance des qualifications dans tel ou tel univers professionnel ? Contribuent-ils à la déqualification ou à l’exclusion du marché du travail de certains salariés, voire à la disparition de certains rôles, métiers ou identités professionnelles ? Appellent-ils à ce que leurs partenaires humains développent de nouvelles pratiques et de nouvelles compétences, ainsi que de nouvelles formes d’interaction et de coopération ? Sur un plan psychologique, les robots sont-ils appréhendés comme des substituts, des concurrents ou des partenaires ? Contribuent-ils à la transmission des savoirs ? Posent-ils de nouveaux enjeux en termes de sécurité ? Quels liens les humains utilisateurs tissent-ils avec les robots ? Et au-delà de la stricte relation entre travailleur et robot, est-ce que les robots ont un impact significatif sur tel ou tel univers professionnel, avec l’ensemble des métiers qui lui sont associés, des modèles d’affaire, des logiques de production, etc. ?
  • Enfin, existe-t-il des robots dont la conception a dérogé aux attentes strictement économiques de plus-value ? Des robots qui répondent à des attentes de mieux-vivre, à une meilleure maîtrise du temps, de l’énergie et des ressources naturelles ?