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A l’occasion de la Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail, le 25 avril 2024, l’Organisation Internationale du Travail a publié un rapport sur les effets du changement climatique sur la santé et la sécurité au travail.

Ce document décrit six catégories de risques. Pour chacune, il donne une estimation du nombre de travailleuses et travailleurs exposé.es, indique les secteurs d’activité concernés et présente les impacts sur la santé. Il aborde successivement la chaleur excessive au travail, le rayonnement ultraviolet, les phénomènes météorologiques extrêmes, la pollution de l’air sur le lieu de travail, les maladies à transmission vectorielle, ainsi que les risques liés à l’emploi de produits agrochimiques. Le rapport donne également des indications sur des mesures à mettre en place, en termes de politiques et stratégies nationales, réglementation, conventions collectives, directives techniques, programmes de formation et d’information, et initiatives de santé publique ciblant le monde du travail. L’OIT incite également à prêter attention aux risques pour la santé et la sécurité au travail liés aux pratiques d’écologisation des entreprises (technologies et industries « vertes »).

Pour l’ergonomie, comme pour de nombreuses autres disciplines, le changement climatique et, plus largement, le dépassement de plusieurs limites planétaires, représente un défi majeur et un nouveau terrain de recherche, d’expérimentation et d’accompagnement des entreprises et de leur personnel. Le dossier spécial paru récemment dans la revue Activités, en accès libre, donne un aperçu de la diversité des travaux dans ce domaine. Le dernier congrès de la Société d’ergonomie de langue française a également porté sur le thème « Développer l’écologie du travail » : 13 vidéos de symposiums et de conférences plénières sont disponibles, en accès libre.

À travers différents récits de patient.es racisé.es, Marie-France Custos-Lucidi montre la manière dont s’expriment et s’articulent les situations de racisme et de discrimination au travail. Elle donne à voir comment les patients mettent progressivement en évidence les mécanismes racistes et parfois sexistes à l’œuvre et comment chacun.e se débrouille pour sortir de l’aliénation et s’émanciper.

Depuis près de 30 ans, l’International Society for Occupationel Ergonomics & Safety (ISOES – Société internationale pour l’ergonomie et  la sécurité du travail) regroupe des professionnels de disciplines variées qui se sont réunis autour d’un intérêt commun dans la poursuite de la santé au travail, sécurité et productivité.

L’ISOES organise 36ème conférence internationale en hybride, avec la possibilité de participer en présentiel à Denver (Colorado, USA).

L’équipe pédagogique du master ergonomie du Conservatoire National des Arts et Métiers (Cnam) propose une offre de poste pour un maître de conférences en « Ergonomie : fiabilité, soutenabilité du travail et transitions ».

Le.la titulaire de l’emploi enseignera préférentiellement dans le master mention Ergonomie, porté par l’Équipe Pédagogique Nationale « Travail, Orientation, Formation, Social » (EPN 13) et lié aux Écoles du Centre Cnam de Paris consacrées aux Transitions écologiques et à la Santé.

Ce master, reconnu au niveau national par le label « Ergonome Junior Certifié – EJC », est déployé à Paris et dans 4 Centres Cnam en Régions (CCR Normandie, Occitanie, Pays de la Loire, Provence Alpes Côte d’Azur), selon différentes formules (cours hors temps de travail, en journée ou alternance) et modalités de formation (présentiel, hybride, FOAD). Dans ce cadre, le.la candidat.e devra disposer de
solides connaissances sur le fonctionnement humain tant physique que cognitif, collectif et psychique, en analyse du travail et de l’activité, en intervention ergonomique et s’inscrire dans les approches théoriques centrées sur l’activité et son développement.

Afin de rendre accessibles les actualités de l’International Ergonomics Association (IEA) à ses membres, la SELF traduit la dernière Newsletter publiée.

 

Congrès de l’IEA 2024 : Prolongation de l’appel à communications

 

Numéro spécial du journal Applied Ergonomics, sur le thème « Ergonomie et facteurs humains pour le développement durable »

 

Master en Ergonomie de l’Université Clermont Auvergne

 

Webinaire : prévention des chutes dans les escaliers grâce à la réalité augmentée : 5 mars 2024, 08h00 Eastern Standard Time

 

Webinaire : L’avenir du travail et les défis pour l’ergonomie : Perspectives françaises : 17 avril 2024, 13h00 Coordinated Universal Time

 

Focus sur la Société suisse d’ergonomie SwissErgo

 

Nous apprenons avec une très grande tristesse le décès d’Yvon Quéinnec, à la veille de ses 85 ans.

Né dans le Finistère et après un cursus secondaire à Brest, Yvon fait ses études à Toulouse, et se spécialise en entomologie, en espérant contribuer à la prévention des dégâts faits aux cultures. A la suite du mouvement de 1968, il va s’engager dans la création de programmes de formation en physiologie du travail et décide de se former à l’ergonomie, au CNAM et à l’EPHE. Il contribue à la mise en place du RESACT en 1974 et du DIECT (Diplôme Interuniversitaire d’Étude des Conditions de Travail) à la fin des années 1970. A partir de 1976, Yvon oriente ses recherches vers le travail humain, et mobilise ses compétences en éthologie pour analyser le travail en 3 x 8 dans des processus continus. Le travail de nuit et en équipes alternantes deviendra son principal objet de recherches. En 1985, il publie avec Catherine Teiger et Gilbert de Terssac Repères pour négocier le travail posté (éditions Octarès), qui devient une référence dans le domaine.

Son engagement pour l’ergonomie, notamment en tant que président de la SELF de 1989 à 1991, dépassera le plan national et francophone. En 1990-1991, il est président du conseil scientifique du congrès mondial de l’Association Internationale d’Ergonomie (IEA) organisé à Paris et travaille de façon active en tant que représentant de la SELF à la définition des critères du titre d’ergonome européen en 1991.

Nommé professeur d’université en ergonomie en 1988, il participe en 1994 à la création du Laboratoire Travail et Cognition, unité mixte de recherche du CNRS, dont il sera le directeur jusqu’en 1998. A partir de 1992, il codirige le DEA national d’ergonomie, parcours de formation à la recherche suivi par la majorité des chercheuses et chercheurs actuels en ergonomie.

Son engagement sera aussi citoyen, au travers de ses différents mandats en tant que conseiller municipal de sa commune d’Auzielle de 2001 à 2020.

C’est un homme chaleureux et tolérant qui nous quitte. Nous garderons en mémoire ses qualités de pédagogue, rigoureux et bienveillant envers ses étudiants, son sourire, son accent toulouso-breton, son ouverture et son exigence de chercheur, son engagement pour la santé des travailleurs.es, souvent en interaction avec des organisations syndicales.

La SELF présente ses sincères condoléances à son épouse Nicole et à ses enfants Isabelle et Philippe.

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La cérémonie civile aura lieu le mercredi 6 mars 2024 à 13 heures 45, au Crématorium Toulouse Sud, 12 Avenue de Gameville, Toulouse, France.

La famille a créé un lien pour permettre, à celles et ceux qui le souhaitent, de laisser des messages et de partager l’avis de décès.

Avis de décès

La commission histoire de la SELF va rassembler les hommages de la communauté à Yvon Quéinnec, pour leur publication sur le site de la SELF. Si vous souhaitez contribuer, vous pouvez adresser votre texte  à l’adresse pro.f.daniellou@orange.fr

L’équipe ergonomie du Centre de Recherche sur le Travail et le Développement (CRTD) du CNAM propose une offre de stage de Master 2 en ergonomie. Le sujet du stage est : « Concevoir l’usine du futur en charge du démantèlement et du recyclage des voitures hors d’usages. Quels enjeux santé-travail-environnement ?« 

Ce stage sera encadré par Willy Buchmann et co-encadré par Flore Barcellini.

Le recrutement se fait sur dossier puis par entretien individuel. Pour candidater, plusieurs documents sont à envoyer à Willy Buchmann () :

Date limite de candidature : 15 mars 2024

René Brunet est décédé ce 25 février 2024 à Angers. Il a été pendant 40 ans conseiller en prévention à la MSA, co-auteur avec Jean Presselin, Marc Viel et Norbert See de l’ouvrage « Le risque et la parole – Construire ensemble une prévention des risques du travail dans l’agriculture et l’industrie » aux éditons Octarès, valorisant le travail de longue durée avec les partenaires des conseillers. A partir de 2006, il a joué un rôle très actif dans les laboratoires LEEST puis Ester dirigés par Yves Roquelaure à Angers. En 2007 il a soutenu une thèse en formation des adultes à l’université de Tours, intitulée « Formation de l’agir responsable et prévention des risques professionnels ». Il a été impliqué dans de nombreuses collaborations de recherche, notamment sur les troubles musculosquelettiques et les risques psychosociaux.

Ses obsèques auront lieu le 1er mars à 14 h 30 en l’église Saint-Antoine d’Angers.

Le Travail humain a clôturé l’année 2023 avec un numéro spécial dont on trouvera le sommaire ci-dessous, et qui s’organise autour de deux événements marquants : le décès de Jacques Leplat qui s’est
éteint en avril dernier et les 90 ans de la revue dont le premier numéro fut publié en 1933.

Les éditions Octares publient « Exposition aux pesticides. Ce qu’en disent les sciences humaines et sociales. » sous la direction de Fabienne Goutille (docteure en ergonomie, Inserm/EpICEnE), Jacqueline Candau (directrice de recherche en sociologie, Inrae/ETTIS), Elisabeth Lambert (directrice de recherche en droit, CNRS/DCS).

Résumé : À quoi renvoie la notion d’exposition quand elle est mobilisée par les sciences humaines et sociales et quelles méthodologies l’appréhendent ? Avec quels apports complémentaires aux sciences de la santé qui s’en sont saisies historiquement ? À partir d’une revue de littérature et d’études de cas dans des contextes culturels variés, cet ouvrage montre le caractère dynamique et multi-acteurs de la fabrique de l’exposition aux pesticides, notamment lors des activités humaines. Il propose une analyse critique des situations et des déterminants de l’exposition, des inégalités concomitantes et des moyens de prévention.

Cet ouvrage est accessible à toutes les personnes qui veulent acquérir des connaissances sur les expositions aux pesticides et découvrir les possibilités d’aborder et de nourrir ce sujet par les sciences humaines et sociales (ergonomie, sociologie, droit, économie, géographie, anthropologie) : décideurs publics, scientifiques, professionnels et collectifs mobilisés en matière de santé.