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Cher-e-s membres,

Nous vous informons de la parution en version électronique du bulletin SELF n°189. Vous pouvez le télécharger sur le site de la SELF, après avoir saisi vos identifiants SELF, en suivant ce chemin à partir du menu principal : > Publications > Archives du Bulletin
Nous vous souhaitons une agréable lecture.
Très cordialement,

Karine Chassaing et Camille Thomas
Rédactrices en chef du bulletin

 

Sommaire du bulletin n°189

Editorial – p.3
Composition du Conseil d’Administration – p.4
Rapport Moral 2022-2023 – p.6
Rapport comptable et financier – p.18
Projet d’activité 2023-2024 – p.19
Conclusion – p.22
Liste des acronymes – p.24
Annexe – p.25

Pour faciliter la recherche d’informations dans la centaine d’entretiens réalisés à ce jour par la commission histoire de la SELF, cette dernière rédige des repères thématiques. Le but principal de ces analyses de contenu est de faire ressortir des thèmes abordés dans plusieurs entretiens, de situer et de mettre en relation les points de vue exprimés, d’en montrer éventuellement les évolutions.

A partir des nouveaux entretiens publiés en 2023, la commission histoire à mis à jour les repères existants. Plusieurs nouveaux thèmes ont été ajoutés.

La liste des repères est la suivante.

Vous pouvez aussi la trouver sur la page « Commission histoire  » / « l’ergonomie par ceux qui l’ont faite »

 

La Commission Histoire vous informe de la publication de l’entretien avec Bernard Pavard mené en 2023 par François Daniellou.

Physicien de formation initiale, Bernard Pavard a développé ses recherches en ergonomie au CNAM, puis notamment à lIRIT[1] (Toulouse). Elles ont porté en particulier sur le travail collectif et la mise en œuvre des théories de la complexité dans lapproche du travail.

[1] Institut de recherche en informatique de Toulouse,

La Commission Histoire vous informe de la publication de deux entretiens, l’un avec Yves Roquelaure mené par François Daniellou, l’autre avec Pierre Falzon mené par Jean-Claude Sperandio.

Yves Roquelaure est professeur de médecine du travail à l’Université d’Angers. Il a toujours cherché à favoriser les échanges interdisciplinaires sur la santé au travail, en théorie et en pratique, avec l’ergonomie, la biomécanique, l’épidémiologie – en particulier au sujet de la prévention des TMS.

Actuellement retraité, Pierre Falzon, psychologue de formation, fut d’abord chercheur en ergonomie cognitive à l’Inria, avant de devenir professeur d’ergonomie au Cnam, succédant à Alain Wisner. Parallèlement, il fut secrétaire général puis président de l’IEA.

Avant le début de cette période estivale, nous sommes ravis de pouvoir vous partager une première version du programme de notre 57ième congrès.

Cette année un programme double pour une expérience en présentielle et une aventure à distance. Chacun son choix, mais un contenu riche pour chacun de vous.

Le Comité Scientifique a souhaité offrir une place importante à la diversité des points de vue, faire de ce congrès un véritable espace de réflexion et de débat. Dans l’organisation des sessions, nous avons laissé un temps important aux débats et aux échanges.

Prendre le temps de s’écouter, de se comprendre est pour nous le meilleur moyen d’avancer ensemble.

En vous souhaitant une bonne découverte, et au plaisir de partager ce congrès avec vous.

Voir les programmes

A très bientôt, on compte sur vous.

Le comité d’organisation

La Commission Histoire vous informe de la publication de l’entretien avec Joël Maline mené en 2003 par Michel Pottier.

Cet entretien avec Joël Maline a été mené en 2003 par Michel Pottier. Nous avons demandé à Joël quelques lignes d’actualisation sur son parcours en avril 2023, sur sa direction d’équipe à l’ARACT Normandie jusqu’en 2017 et ses publications récentes. Une réflexion continue et des choix d’orientation jalonnent son parcours rempli d’expériences enrichissantes.

Né en Octobre 1921, Jacques Leplat est décédé en Avril 2023  dans sa 102e année.

Comme il l’explique dans l’interview qu’il avait accordée à la Commission d’histoire de la SELF[1], sa longue carrière a toujours été guidée par sa volonté de développer la psychologie du travail et d’en faire reconnaître le caractère scientifique. Il pensait que ses recherches trouveraient leurs débouchés en ergonomie mais que, en raison de son interdisciplinarité, celle-ci ne pouvait se réduire aux seules données de la  psychologie.

Vers 1950, les premières années de J. Leplat au CERP (Centre d’Études et de Recherches Psychotechniques), alors dirigé par J.M. Faverge, ont été marquées par l’arrivée en France, de « l’ Human engineering ». Alors que le terme  d’« ergonomie » n’existait pas encore, « L’ adaptation de la machine à l’homme », écrit en collaboration avec J.M. Faverge et B. Guiguet, et ses premières études avec R. Browaeys notamment sur le continu à filer, ont fait de J. Leplat un des pionniers en matière d’analyse du travail, essayant d’apporter une rigueur scientifique à l’observation sur le terrain qu’il voulait liée à l’expérimentation.

En 1958, au départ de Faverge en Belgique, Leplat prit la direction du CERP, remplaçant le terme « psychotechnique » par « psychologique ». Les principaux axes des analyses du travail portaient sur l’informatisation, l’analyse des accidents, la formation. Il s’agissait des premières analyses de l’activité cognitive en situation de travail. Elles concernaient la prise et le traitement des informations, leurs difficultés de compréhension. Au plan théorique, elles marquaient un passage du behaviorisme au cognitivisme. C’est à cette époque que J. Leplat a développé la distinction entre tâche et activité et le modèle de la double régulation qui sont devenus des notions de base en ergonomie,  ainsi que la méthode de l’arbre des causes pour analyser les accidents, largement reprise et diffusée par l’INRS (Institut National de Recherches sur la Sécurité).

Le développement des études, le rapport avec ses collègues d’autres disciplines ont été largement soutenus par le Commissariat général à la productivité, dans le cadre de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) dont l’organisation a marqué le début des recherches internationales sur le travail.

En 1966, J. Leplat quitte le CERP pour l’EPHE (École pratique des hautes études) installé dans les locaux de l’INETOP, 41 Rue Gay-Lussac, où il succède à R. Bonnardel. Il réoriente complètement le laboratoire, jusqu’alors consacré à la mise au point de tests pour la sélection et l’orientation professionnelle, vers un autre aspect de la  psychologie du travail. Il y développe une équipe dont les membres sont tous rattachés au CNRS,  à l’exception d’une maitre de conférence. Les préoccupations théoriques dominent alors dans l’analyse des situations : théorie soviétique de l’activité, théorie du développement cognitif dans la ligne de Piaget, cognitivisme, sémiologie. Assumant que la réalité déborde toujours le modèle, Leplat reste ouvert à cette diversité en s’assurant de la rigueur méthodologique des recherches et de la qualité des publications.

En 1989, Jacques Leplat prend une retraite très active : jusqu’à 2020, il a écrit des ouvrages, republié les textes qu’il jugeait essentiels dans l’histoire de l’analyse et de la psychologie du travail. Pendant toute sa carrière, il a accordé une grande importance à la diffusion des connaissances et a dirigé pendant plusieurs années « Le Bulletin du CERP » puis « Le Travail humain ».

Impossible de parler ici de toutes les thèses qu’il a dirigées, de tous les congrès auxquels il a participé, des institutions qu’il a pu conseiller. J’évoquerai seulement la SELF dont il a  été l’un des fondateurs en début de carrière et le GRESHTO (Groupe de recherches sur l’histoire du travail et des organisations) dont il a assumé la direction scientifique après sa retraite.

Leplat a été un patron de laboratoire exigeant, toujours respectueux de ses chercheurs et de toutes les personnes qui ont travaillé avec lui. Ceux qui l’ont connu, toujours souriant, affable et d’humeur égale, se rappelleront son amour pour la montagne, ses récits de randonnées qu’il a poursuivies même seul jusqu’à un âge avancé et se souviendront de lui montant les quatre étages vers son laboratoire, d’un pas allègre qui faisait pâlir d’envie de bien plus jeunes que lui.

 

Les textes des hommages peuvent être consultés en cliquant sur  ce lien.

 

Pour la commission « histoire » de la SELF,

Annie Weill-Fassina

[1] https://ergonomie-self.org/wp-content/uploads/2016/07/Jacques-Leplat.pdf

Le Groupe de Recherche en Psychologie Sociale (GRePS) et la commission Risques Professionnels et Représentants du Personnel (RP²) de la Self organisent une journée d’étude à Lyon, intitulée « Regards croisés sur le télétravail : quels enjeux pour quels effets ? »

Cette journée est guidée par des éclairages pluridisciplinaires réunissant chercheurs et intervenants en psychologie du travail et ergonomie autour des développements et enjeux du télétravail. Cette journée sera aussi l’occasion de questionner les méthodologies habituellement utilisées pour aborder les relations entre travail, santé et prévention des r isques professionnels.

Programme

Cette journée se déroule en présentiel. Elle est gratuite mais une inscription est requise.

S’inscrire

Une nouvelle production de la commission « Histoire » : les repères thématiques

Pour faciliter la recherche d’informations dans la centaine d’entretiens réalisés à ce jour par la commission histoire de la SELF, cette dernière rédige des repères thématiques. Le but principal de ces analyses de contenu est de faire ressortir des thèmes abordés dans plusieurs entretiens, de situer et de mettre en relation les points de vue exprimés, d’en montrer éventuellement les évolutions.

Sur cette base, des textes de présentation de divers thèmes ont pour but de rapprocher et de contextualiser les verbatim extraits des entretiens à leur propos. Les premiers repères publiés portent sur des pratiques et des liens avec différents organismes (les relations avec les syndicats, les transformations de la SELF), sur des secteurs investis par l’ergonomie (l’hôpital), ainsi que sur des problématiques particulières (TMS, informatisation du travail, facteur humain). Ils donnent accès directement aux entretiens concernés par des liens hypertextes. Un repère plus spécifique que les autres se présente sous forme d’un tableau Excel qui propose un panorama global des personnes interviewées au travers d’un classement par type d’organisme professionnel de rattachement et champ d’action disciplinaire mobilisé, ce qui peut aider à faire soi-même des choix de thèmes à analyser.

Cette relecture transversale des différents « vécus » pour les mettre en relation et les contextualiser,  n’a toutefois pas  prétention à se substituer aux ouvrages et publications « savants », manuels, encyclopédies, dictionnaires, articles scientifiques traitant de l’ergonomie.

Pour accéder aux repères thématiques, rendez-vous sur la page de la Commission histoire « l’ergonomie par ceux qui l’ont faite »

Francis Six, Animateur de la commission Histoire, SELF
Alain Lancry, Annie Weill-Fassina, membres de la commission Histoire, SELF

La Commission histoire vous informe de la publication de cinq nouveaux entretiens

Jacques Christol, médecin pédiatre de formation, débute sa carrière dans un laboratoire pharmaceutique, et sensibilisé aux conditions de travail des cadres, des agents de maîtrise, des personnels de laboratoires et des visiteurs médicaux s’oriente ensuite vers l’ergonomie. Il fonde le cabinet d’ergonomie Christol Consultants. Il devient en 1984 le premier président « non académique » de la SELF. Il participa activement à la création et au développement de nombreuses structures centrées sur l’ergonomie et ses interventions comme consultant, outre en France, le conduisirent en Espagne, en Tunisie, aux USA, au Québec.

Solange Lapeyrière a été ergonome interne, puis consultante (cabinet Nuance Ergonomie). Elle a notamment travaillé sur des projets architecturaux, des projets de changement organisationnel, les troubles musculosquelettiques, les risques psychosociaux.

Marianne Cerf est directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE). Ses travaux portent notamment sur les décisions des acteurs dans la réorganisation des systèmes agro-alimentaires. Elle est directrice éditoriale de la revue Activités.

Alexandre Morais. Après un passage à l’INRIA, Alexandre Morais a d’abord travaillé comme consultant dans l’ergonomie des NTIC et des IHM. De 2004 à 2018, il a été responsable de l’ergonomie à PSA, coordonnant l’action de jusqu’à près de 80 ergonomes positionnés en conception et dans les usines. Il a ensuite repris une activité de consultant.

Michel Llory, ingénieur de formation, a dirigé le département Études de sûreté et de fiabilié (ESF) à la Direction des études et recherches d’EDF. Il a publié plusieurs ouvrages sur les dimensions organisationnelles des accidents industriels, ainsi que des romans ancrés dans le pays catalan.